jeudi 4 mai 2017

Compte rendu café philo L’ESTIME DE SOI ET DES AUTRES


Bonne ambiance, comme d’hab. Un peu bruyant par contre, car cette fois-ci la brasserie était quelque peu animée (ambiance festive au bar).

Voici les idées qui sont ressorties. C’est un résumé.


  • Estimer = évaluer
  • Il y a l’estime envers soi, l’estime qu’on inspire aux autres, l’estime adressée aux autres et l’estime venant des autres.
  • Pour Freud, c’est une question de narcissisme.
  • Le rôle central de la confiance en soi mais aussi de la connaissance de soi avec objectivité. Ne pas avoir peur de l’introspection.
  • La question de l’amour de soi.
  • Comment maintenir et développer l’estime de soi. Un défi à surmonter.
  • Comparaison et relativité, avec les notions de bien/mal, inférieur/supérieur.
  • S’aimer suffisamment pour s’appartenir et oser être soi, indépendamment des standards établis autour de soi.
  • Capacité d’acceptation de l’erreur et d’acceptation de ce qu’on est puis de ce qu’on a été.
  • Les possibilités de chute, de vacillation de l’estime de soi.
  • Les conséquences de l’idée de perfection, notamment selon la vision partagée par une ethnie.
  • Se rendre utile au groupe = se valoriser
  • Les conditions de l’éducation et du soin parental => développement et équilibre de la personne
  • Miroir relationnel : on estime les autres à la même mesure que l’on s’estime à soi.
  • Les conditionnements imposés par le groupe, par la société.
  • Nécessité primordiale de la solitude sur son chemin de vie individuel : c’est la valorisation de la singularité de chaque individu.
  • La course après le « soi » permanente, souvent sans résultat. Certainement par manque de réalisme et d’acceptation.
  • Les dons. Bien souvent on les renie ou on ignore ses propres talents.
  • Peut-on sortir de la condition humaine ? Jusqu’à quel niveau ?
  • Difficulté dans la juste estime de soi à partir de ce qu’on est profondément : on s’interdit sa propre grandeur.
  • Une mauvaise estime de soi peut conduire au suicide (symbolique ou réel).
  • Le narcissique brillant réussit anxieusement à se faire aimer, dans une relation névrosée.
  • Le verbe « vouloir » est très répétitif dans notre société, cela dès la petite enfance. On remarque aussi que l’enfant fait beaucoup de mimétisme : il veut ce qu’ont les autres. Mais en son for intérieur, est-ce cela qu’il veut ?
  • La capacité de résilience vient du fait d’assumer sa propre force en état de solitude, débarrassé du besoin d’approbation des autres et du besoin maladif de reconnaissance.
  • On observe le reniement plus ou moins inconscient de la grandeur et des potentiels de l’individu, dès lors que celui-ci s’évertue à rester fidèle à l’identité familiale et culturelle (ou cultuelle) à laquelle il appartient. Ça peut être aussi l’interdit de dépasser les souffrances ou ignorances d’un noyau familial.
  • Nécessité de « sage relativisme » : ne pas prendre son cas pour une généralité. L’expérience vécue en soi n’est pas la même chez les autres, ni même les capacités de compréhension ou de lucidité.
  • Danger du regard biaisé, c’est-à-dire à la lumière de ses propres logiques. Ce qui est vrai pour l’un ne l’est pas pour l’autre en un instant T. Il est dangereux de projeter sur les autres ce qui est vrai pour soi : ça génère du jugement voire de la persécution.
  • Il est plus sage d’accepter la différence même sans comprendre.
  • L’impact indélébile des paroles négatives.
  • Prophétie auto-réalisatrice à l’école : des chercheurs avaient fait croire à une enseignante que ses élèves étaient des surdoués, ces élèves qui étaient issus de quartiers défavorisés. Sous l’influence de l’intelligence émotionnelle et du rapport affectif alors changés, les enfants ont montré des résultats plus que satisfaisants.
  • Remplacer « perfection » par « suffisance » : c’est pouvoir se sentir comblé quand on se rend compte que tout est là et qu’on n’a besoin de rien.
  • Parabole du papillon : la chenille rampe, passe par des phases de mutation et devient un joli papillon éternel.
  • Déconstruction ? Oui si cela veut dire qu’on ne souscrit plus à ce qui n’est pas en accord avec soi quand on s’écoute.
  • La notion de sécurité. Cette recherche permanente de réponses à l’extérieur de soi ou d’une assise de certitudes.
  • Un travail à faire sur la culpabilité. Cette dernière est par ailleurs une invention humaine.
  • Peur de ne pas être aimé, peur de ne pas exister = frustrations => peur de grandir, blocage.
  • L’estime, par où ça passe, tout compte fait ?
  • Être beau ou belle obéit à la loi de la relativité. À la même mesure qu’on se trouve beau, rayonnant et en respect de soi-même, on sera estimé en que tel. Il y a là un rapport au charisme de la personne.
  • Retrouver le chemin de l’estime de soi grâce à l’amour et au regard bienveillant d’une personne aimante, c’est possible.



Terminons avec cet aphorisme :


« Qui a trouvé son cœur a trouvé la paix. »

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